• Emotions

    De joie, de tristesse, d'émotion ou de réaction aux oignons, des larmes surgissent aux quatre coins du monde. Retour sur cette mare commune de nos quotidiens.

  • "Malgré la durée de la nuit...le jour se lèvera": Magic System, "t'endors pas":

    Esperança

    Barcelone - hommage aux victimes des 17&18/08/2017


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  • À des années remonte ma première rencontre avec la conteuse d’arrêts.

    De ses lèvres fines s’évadait un flot de connaissance limpide. Les vieux arrêts du droit administratif français ressuscitaient dans l’espace de ses bras. Ses gestes expressifs, son ton saccadé, son regard vif, sa petite taille : la conteuse se mettait toute entière à notre service. 

    Deuxième année de droit, Paris, Centre René Cassin, amphithéâtre Capitant, 8h, un lundi de l’année 2001. Amphithéâtre blindé, brouhaha, murs dépeints, figures étrangères et hostiles. Levée à 6h30, de sa banlieue, la jeune fille de 18 ans était montée dans le RER B à reculons, pensant que le droit administratif allait être tout aussi imbuvable et incompréhensible que les cassettes rouillées de conversations allemandes qu'elle devait écouter au collège. En s’asseyant discrètement à la dernière rangée, au sommet de cet amphithéâtre, elle eut l’impression de plonger dans le vide et le gouffre de l’indifférence. Mais à peine installée, ce vide fut comblé. La frêle silhouette de la conteuse d’arrêts imprima à jamais sa rétine, et elle garda dans un coin de son oreille le silence qu’imposent les douces voix des excellents professeurs.

     Huit ans plus tard, la jeune femme se souvint de cette matinée lorsqu’on lui décerna son diplôme de docteure en droit administratif.

    Aujourd’hui, lors d'une surveillance d’examen, dans ce même amphithéâtre, cette femme, désormais enseignante, sent flotter l'âme de la conteuse d’arrêts. Et pour se consoler, elle se persuade de voir, au dernier rang, une jeune étudiante maigre et timide … qui aurait pris le RER B.

    La ShnieHommage au Professeure Bréchon-Moulènes (1944-2012).


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  • Dans un petit bistro français - Washington


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  • Un fou rire à la radio en pleine Parilla dans la ville du Ché (Alta Garcia-Argentine):

     


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  • Subway's tears            


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  • La voilà, qui surgit encore une fois. Discrète, sereine, sans voix.

    La voilà, inodore, amère. Pourtant si belle chez le nouveau père.

    Tantôt rampant sur un sol aride ; tantôt déchaînée, et mon cœur se vide.

    Elle se dandine, peignant nos visages en clair-obscur. De l'allégresse à la tristesse pure.

    Je la garde précieusement au fond de mon âme, mes souvenirs d'enfance la nourrissent de flammes,

    La voilà qui peine à sortir, pleine de charme.

    La voilà, cette larme.

    La Shnie, Paris (novembre 2005).


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